Organisé au profit de la fondation "Anne-Marie Nihoul", le rendez-vous obligé des footballeurs namurois s'est tenu, hier soir, à Meux.
Une belle réussite, une fois de plus!
Accueillie, cette année, par la sympathique équipe du club " vert et blanc ", emmenée par Richard Parmentier, la fête du foot namurois, programmée par notre quotidien, a connu son traditionnel succès populaire.
Ce sont les préminimes qui ont ouvert le bal, à l'occasion d'un tournoi animé. Les gamins s'en donnèrent à cœur joie et
L'explication finale se solda. par la victoire des " Rouges " brabançons face aux " Verts " hesbignons : un 4-0 bien tassé.
Les seniors eurent, eux aussi, l'occasion de se défouler sur le gazon meutois, avant de rejoindre, pour la troisième mi-temps, leurs sympathisants, venus en nombre pour assister aux joutes amicales, mises sur pied par notre collègue et confrère Jean-François Laverdisse, maître d'œuvre de la cérémonie.
Les champions en apéritif
Alors que le tournoi de sixte, réunissant les formations de première provinciale, battait déjà son plein sur un des grounds annexes, Beauraing donna, pour entamer le menu principal, la réplique à la sélection promotionnaire. Les champions famennois, coachés par
l'inévitable Jean-Pol Adam
, prirent, de justesse (2-1), la mesure d'une fringante formation drivée-par Guy Demunck, l'entraîneur maison.Les trophées
Vint, alors, le moment très attendu de la remise des distinctions. Avec Freddy Havelange et Benoît Dumont, au micro, pour, animer la soirée, les différents lauréats furent appelés au podium.
Les buteurs à la fête:Maucq et Hubeaux,
Les buteurs furent les premiers à être mis à l'honneur. David Maucq (Ciney) remportait la palme, avec 29 goals, devant le Couvinois Maistriaux représenté par l'omniprésent Eric Suray). Pascal Hubaux (Arquet) et le Cembloutois Stéphane Kuza (qui avait délégué, quant à lui,
Ricky Hendrix pour recevoir son. trophée.
Les arbitres de la soirée, Amand Ancion en tête, furent également remerciés pour leur précieuse collaboration.
Les représentants de l'équipe type (ceux-là mêmes qui furent plébiscités par les entraîneurs, tout au long de la saison écoulée) reçurent, quant à eux, un équipement personnalisé avant de se mesurer à une sélection namuroise ayant tout aussi fière allure. le duel tourna à l'avantage des élus de " Vers l'Avenir", conduits vers la victoire par Jean-Pol Adam, face aux troupes de Philippe Grudeh (4 -2)
Pour la bonne cause
Comme le veut la tradition, la fête du foot était, cette fois encore, destinée à récolter un maximum de fonde pour une œuvre d'entraide.
Lors de la réception, M. Philippe Lénelle, président de la " Fondation Anne-Marie Nihoul" remercia les organisateurs et participants pour leur contribution. Il souligna cette part d'espoir et de soulagement que peut représenter une pareille démarche pour les familles de malades, victimes de la leucémie.
M. Benoît Coquelet, directeur général de " Vers l'Avenir " s'associa aux voeux de la fondation et remercia les dirigeants meutois pour leur accueil, tout en souhaitant un prompt rétablissement à M. Louis Dinjart, le président des " Vert et Blanc ", récemment hospitalisé.
Sélection: Henrotte, Marcos, Dos Santos, Cornil, Bongiovani, Silvagni, Horion, Goffin, Chiacig, Otten, Verkamer, Demaerschalk, Barbier, Catinus, Van Dam, Denil, Bertrand.
L'équipe type sous les commandes de Jean-Pol Adam. Equipe type: Vieuxjean, Scaillet, Suray, Coibion, Sohy, Forthomme, Husquin, Toisoul, Derzelle, Willems, Goffin, Collard, Chiacig, Rasetta, Demoulin.
Arbitre: M. Ancion.
La rencontre commençait sur les chapeaux de roue pour la sélection namuroise qui trouvait ces marques d'emblée: Chiacig donnait un ballon chaud à Otten. Celui-ci le rendait brûlant : 1-0. Et la sélection de justifier son avantage en jouant bien, en jouant juste.
L'équipe type avait de l'allure elle aussi et s'évertua à en donner des signes indéniables. A cet agréable début de partie, la sélection donnait quelques envolées supérieures et il fallut toute la clairvoyance de Scaillet pour faire échec aux diverses tentatives d'Otten, Barbier et Chiacig. Mais l'équipe type avait assurément du répondant et elle le fît voir de manière subtile et talentueuse sur le but de l'égalisation : Sohy utilisait l'arme fatale de la passe en retrait pour Rasetta qui fusillait Scaillait: 1 - 1.
La sélection remit son ouvrage sur le métier et une habile combinaison à laquelle participèrent pas moins de quatre joueurs faillit réussir: le tir de Goffin s'écrasait sur le poteau.
Un service de Silvagni, d'une précision diabolique méritait mieux que ce qu'en fit Bongiovani: il aurait dû prendre son temps pour concrétiser le geste fort de son équipier d'un soir. Scaillet, tout heureux de l'aubaine, sauva les siens.
L'équie type avait donné, des signes de sa cohésion en première mi-temps: elle les confirmait d'emblée en début de reprise.
Elle mettait en outre plus de conviction dans son travail et la récompense lui arriva: qu'y eut-il de plus à admirer le superbe tir croisé de Chiacig, imparable, ou le lob astucieux de Forthomme.
Dans les deux cas, les puristes n'eurent qu'à savourer : et le marquoir de passer en quelques courts à 1-2 et à 1-3.
La sélection n'allait jamais s'en remettre. Elle piétinait même devant des " Verts " bien fringants. Ceux-ci ne furent plus que rarement mis en danger. Tout au plus, eurent-ils à frémir des quelques assauts d'Otten et de Chiacig qui avaient uni leurs forces, le temps d'une envolée.
Mais à force de courber l'échine, même un peu, l'équipe type allait devoir s'incliner sur une action amorcée par Marcos Dos Santos et terminée par Bongiovani: 2-3. La route était ouverte et Bertrand l'empruntait: seule, une parade aussi spectaculaire qu'efficace de Vieuxjean mettait une sourdine aux illusions de la sélection. Cette dernière mit tout son cœur à forcer les choses pour égaliser.
Mais si l'équipe type était désormais largement dominée, elle défendait son terrain et son résultat avec bec et ongles, ne concédant plus rien à son adversaire.
Mieux, elle mit à profit une contre-attaque rondement menée pour donner au score sa physionomie définitive: Rasetta fut l'auteur de ce bien beau but qui clôturait un bien beau match.
La sélection de promotion qui a donné
la réplique aux champions beaurinois.
Equipe de la sélection: Beaujean, Ory, Marrazza, Ligot, Delcomenne, André, Clamot, Franco, Nys, Polomioli, Lisman, Matz, Mathot, Scaillet.
Les champions de la saison: les Beaurinois
de Jean-Pol Adam.
Equipe de Beauraing: Brack, Gustin, Suray, Desille, Martin, Jadoul, Pierret, Dermience, Derijcke, Martinot, Derzelle, Lefèvre, Martin.
Arbitre: Benoit Struys.
Sélection Promotion 1
Beauraing 2
L'entrée en matière était idéale; la sélection signait de sa griffe et plus particulièrement de celle de Lisman qui débordait tout le flanc droit de Beauraing avec autant de rapidité que de finesse pour déposer le ballon sur le pied de Laboureur (1 - 0).
Forte de cette avance, la sélection soigna sa copie; en faisant voyager le ballon d'un bout à l'autre du terrain, elle s'appropriait l'essentiel du match: un joli service de Matz isolait Clamot, mais Brack veillait.
Beauraing entrait enfin dans la rencontre avec un joli coup: Gustin "loves" les lobs et celui qu'il adressa à Beaujean avait tout ce qu'il fallait pour réussir, sauf quelques centimètres puisque le ballon trouvait la tranversale.
L'égalisation s'annonçait: Martin la manquait de peu et Pierret lui, l'obtenait d'un coup franc sur lequel Beaujean ne pouvait s'interposer. (1 - 1)
Piquée au vif, la sélection reprenait du poil de la bête par Matz, notamment qui éliminait quelques adversaires, mais échouait sur Brack fort attentif.
Plus tard c'était au tour de Nys de semer la panique: son service astucieux était repris par Laboureur qui trouvait la transversale.
La rencontre s'animait encore et c'est Beauraing qui lui donnait du lustre par Gustin et Dermience qui éliminaient à eux seuls la défense de la sélection mais Suray ne tirait pas parti du beau travail de ses équipiers.
Beauraing reprenait en force et profitait assurément des quelques changements effectués au sein de la sélection et qui nuisaient à sa cohésion: seul au grand rectangle, Gustin fusillait Scaillet (2 - 1).
Mais la sélection trouvait enfin ses marques et Laboureur par deux fois faillit rétablir l'égalité.
Ce n'était pas suffisant pour mettre à mal la formation du sud de la province qui s'évertuait à montrer au nombreux public qu'elle à l'étoffe de la promotion, avec Martin à la commande. Il fallait un signe à la sélection pour la remettre en route: il vint de Delcomenne dont la reprise de la tête était brillamment écartée par Brack.
Le siège était mis devant Beauraing qui résistait très bien et réagissait même avec beaucoup d'à propos. Toutefois, c'est Nys qui faillit égaliser: il échouait encore devant Brack.
Pour la beauté des choses, il aurait fallu que cette partie se terminât par un score nul. Mais Beauraing refusa cette issue. C'était très bien ainsi.
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